Ma famille tadjik

Il y a deux semaines, j’ai fait la connaissance d’une pharmacienne tadjike – Bibi – avec une autre suissesse, Annemarie. Bibi nous a aussitôt invitées chez elle pour souper, ce que nous avons accepté avec plaisir. Cette première soirée s’est passée dans un mélange d’anglais et de russe, mais finalement la communication n’était pas si difficile ! En fait, Bibi nous a demandé d’aider sa fille de 12 ans, Dilnoza, à apprendre l’anglais. Elle a déjà un bien meilleur niveau que 99% des tadjiks (et par conséquent que tous les enfants de son âge) grâce à sa grande sœur qui étudie aux USA et a ainsi pu lui donner quelques bases lors de son dernier séjour.

 

Bibi et Dilnoza sont vraiment particulièrement accueillantes et ouvertes. Avec elles, le temps passe si vite, et elles ne veulent pas simplement « profiter » de nous pour que Dilnoza apprenne l’anglais, pour elles il est tout aussi important que nous apprenions le Russe et même le Tadjik (même si j’avoue que pour le Tadjik, je n’ai pas de grandes ambitions !) Auprès d’elles, nous avons un contact tout à fait différent avec le pays qu’avec nos collègues de travail tadjiks, qui eux sont tout le temps en contact avec les étrangers et ont un mode de vie tout à fait semblable au nôtre. Ce contact avec les Tadjiks m’avait manqué jusqu’à maintenant, mais à tous ceux qui en ont l’occasion je ne peux que conseiller de faire connaissance avec une famille tadjike ! Et pour la petite histoire, Bibi se considère maintenant comme notre « maman tadjike » et est toute heureuse d’avoir 2 « filles suisses » ! Même si je ne la connais pas encore beaucoup, impossible de ne pas être touchée quand cette femme m’a dit « Я ваша таджикская мама » ! Bon, je ne garantis pas qu’elle ait dit ça exactement comme ça mais mon niveau de Russe est encore assez misérable, désolée !  ;-)

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